Energie : secteur-clé de la « réindustrialisation » en France ?

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Energie : secteur-clé de la « réindustrialisation » en France ?

L’énergie peut-elle devenir un secteur-clé en terme d’emploi industriel dans l’hexagone ? Difficilement délocalisables, les emplois du secteur ont en tout cas le vent en poupe. Qu’il s’agisse des énergies renouvelables (et notamment l’éolien) ou du nucléaire, l’industrie de l’énergie crée actuellement des postes en France.

La réindustrialisation est un débat central de la vie politique française, à tel point que le nouveau gouvernement s’est doté d’un ministre du Redressement productif en la personne d’Arnaud Montebourg. A l’heure où les mauvaises nouvelles s’amoncellent en matière d’emplois industriels avec des annonces de plans sociaux un peu partout en France, le secteur de l’énergie offre des perspectives encourageantes.

Des bonnes nouvelles qui concernent avant tout le secteur des énergies renouvelables et de la transition énergétique puisque ce n’est pas moins de 7.500 emplois industriels qui devraient être créés en 2012 dans le vaste chantier de la construction des parcs d’éoliens offshore au large de la Bretagne.

Quatre usines de construction devraient être créées à Saint-Nazaire et à Cherbourg par le consortium mené par EDF et Alstom pour la fabrication des principaux composants des éoliennes, et 8 unités de production devraient voir le jour pour la construction des fondations et l’assemblage des éoliennes dans les ports de Saint-Nazaire, Brest, Cherbourg et Le Havre. De plus, Alstom prévoit de  mettre en place quatre centres d’exploitation-maintenance dans les ports de proximité de La Turballe, Saint-Quay-Portrieux, Caen-Ouistreham et Fécamp.

Mais au-delà de ces projets-géants, le secteur de l’énergie bénéficie surtout d’un atout primordial : l’essentiel de ses emplois industriels ne sont pas délocalisables et doivent être maintenus en France. C’est le cas pour la maintenance de l’éolien, mais c’est tout aussi vrai pour les énergies conventionnelles, thermique et nucléaire en tête.

Un secteur qui associe emplois fixes pour l’exploitation et la maintenance des centrales électriques, et des emplois sur le moyen-terme pour la construction (et désormais également pour la déconstruction) de nouveaux outils de production. C’est par exemple le cas à Flamanville, où plusieurs milliers de travailleurs du bâtiment sont employés.

Mais les bénéfices industriels du secteur de l’énergie ne se limitent pas au seul marché français. L’expertise industrielle française peut s’exporter à l’internationale, pour construire et opéré des centrales électriques allant du nucléaire à l’éolien en passant par l’hydraulique.

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