Uranium : le gouvernement apporte son soutien au Niger face à Areva

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Uranium : le gouvernement apporte son soutien au Niger face à Areva

Le ministre délégué au Développement, Pascal Canfin, a jugé «  légitime » les revendications du Niger face à Areva lors de la traditionnelle séance des questions au gouvernement, mercredi 5 février.

Les négociations portent sur l’accord de nouveaux contrats d’extraction d’uranium pour les 10 prochaines années en faveur du géant de l’énergie. Elles durent depuis plus d’un an. Le gouvernement français est l’actionnaire majoritaire de la firme atomique à hauteur de 87%. Il pourrait jouer un rôle décisif dans la réalisation d’un accord entre Areva et Niamey.

Pascal Canfin a déclaré que le gouvernement français est en faveur : « d’un accord compatible avec les conditions d’exploitation de l’uranium d’Areva, mais je vous le dis très clairement qui permette au Niger d’augmenter les recettes fiscales auxquelles il a droit. »

Cette prise de position a été saluée dans un communiqué de l’ONG Oxfam :  « Dans ce bras de fer entre le Niger et AREVA, le gouvernement français, pourtant actionnaire à plus de 80% de la multinationale, était jusque-là resté particulièrement discret. La réponse du ministre du développement, Pascal Canfin, laisse penser que le gouvernement suit enfin le dossier de près, et pourrait prendre ses responsabilités d’actionnaire majoritaire d’Areva ».

Le Niger veut augmenter ses recettes fiscales

Le Niger souhaite tirer un plus grand profit de ses ressources en uranium. Il est le quatrième producteur mondial de ce combustible nucléaire.  Areva dispose d’importantes exonérations fiscales sur l’uranium nigérien depuis le début des années 1970.

L’Etat nigérien souhaite que le nouvel accord applique le code minier de 2006. Cela aboutirait à la suppression des exonérations fiscales, porterait le taux de redevance minière à 12% de la valeur des ressources extraites en fonction des profits, contre 5,5% actuellement.

L’exploitant refuse pour le moment l’application cette application. Elle compromettrait selon lui la rentabilité de ses mines, dont il extrait un tiers de son uranium.

Le géant de l’énergie nucléaire et le gouvernement nigérien se sont accordés pour conclure les négociations en cours à la fin du mois de février.

 

 

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